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10 Oct 2009 
Il s'est éteint ce charif (Mohamed Zouhri) à18 h ce vendredi09 octobre 2009 à Casablanca à l'âge de 74 ans.
Alla yarhamah birahmatihi
ان للله و ان اليه راجعون [/b] Le défunt Mohamed Alaoui Zouhri est présumé né en 1935 à Oued Amlil(Taza-Maroc)) . C'est un charif du Douar El Karkour El khemis sidi Abdeljalil. Dernièrement à casa le mois d'aout ,il m'a confirmé qu'il est a entre 86 et 90 ans. Il a immigré en Algérie très tôt à l'âge de 10 ans suite au décès de ses parents Dans un premier temps il s'est installé chez sa famille maternelle à Hamam Bouhadjrar(Algérie) avant de choisir son lieu de domicile à Ain Témouchent. En 1952 , il a épousé ma défunte mère Zineb natif de la même ville (Témouchent)en 1935. Il a travaillé comme ouvrier agricole pendant l'époque française jusqu'au 1963 . Il a quitté l'Algérie en 1964 pour la Corse suite au licenciement collectif des ouvriers agricoles d'origines marocaines aprés la guerre des sables en 1963. En 1975, en rendant visite à sa famille à Ain Témouchent, Il s'est retrouvé dans le tas des marocains déportés au Maroc. Sa vie au royaume est une autre histoire. C'est avec fierté qu'il portait toujours le turban marron autour de sa tête pour montrer sa mentalité égalitarisme algérienne. Rappelons que le défunt a participé à la guerre de libération algérienne. Il a été torturé à mort par les français à cause de son militantisme au sein de la cellule du Mougjahid Rokho le rifain . On l'a accusé d'avoir porté un pistolet. http://marocains-d-algerie.niceboard.com
Admin · 239 vues · 13 commentaires
14 Mar 2009 
Admin · 713 vues · 27 commentaires
05 Mar 2009 
Admin · 240 vues · 4 commentaires
14 Fév 2009 
Je m'appelle Ahmed , fils de Mohamed ben Hammou. Mon pére est originaire du Rif (Maroc).
http://i66.servimg.com/u/f66/11/26/50/76/th/snp75_12.jpg

Il s'est installé en Algerie dans les années trente avec ma mére à maraval , un quartier d'Oran.
Mon nom d'avant est SNP sans nom patronymique et je suis né en 1950 à Oran.
Je residait à maraval non loin de cité petit.
Dans une ferme à coté de la maison renault. Exactement au 90 avenue de la republique.
J'ai fais mes etudes primaires à l'ecole Maraval.
Mon pere exerçait le metier d'agriculteur. Il cultivait surtout les legumes et les fleurs.
En meme temps il a participé à la guerre de libération. Je me rappelle des moujahidines qui venaient chez nous pour se cacher.
A l'epoque on demandait pas au marocains la nationalité algerienne pour etre un militant du FLN .
J'ai aussi deux freres qui ont fait cette guerre . Il s'agit de Najim et houcine .
Les deux sont morts pour cette cause.
Houcine etait dans le maquis de l'aures.D'ailleurs il a laissé une veuve avec une fille.
Najim a refusé de faire le service militaire françairs et a rejoins les maquisards.
Depuis ce jours il n'a donné aucun signe de vie.
Malheureusement en 1963 ,on a été chassé de notre ferme par les autorités algeriennes. Depuis cet incident mon pere est devenu malade et fragile.
On a été prit en charge pendant un certain moment par l'eglise . Il nous ont hebergé et nourrit.
Quelques mois aprés mon pére a trouvé un travail de jardinier chez les militaires.
Pendant les années soixante j'ai fais pleins de boulots . Le dernier en date est le metier d'electricien .
Je ne pouvais evoluer socialement à cause de ma nationalité marocaine. En 1970 je me suis présenté au consulat du Maroc à Oran pour demander mon passeport marocain.
En 1974 je quitte l'Algerie pour la france . Je me suis installé à Marseille avec un visa touristique de trois mois.
Malheureusement au bout de trois moi j'etais interpellé par la police lors d'un controle.
Je me suis fais incarceré pendant vingt deux jours pôur preparer ma reconduite à la frontiére pour depassement de délai reglementaire.
Ils voulaient m'expulsé vers mon pays natale . J'ai protesté en disant que j'étais marocain.
Finalement ils m'ont déporté au Maroc.
Je ne suis pas resté longtemps avant de rejoindre mes parents en Algerie.
Au fait j'en ai aucune attache familliale dans mon pays d'origine.
Meme pas deux mois aprés mon expulsion de France . Je me suis retrouvé dans un autocar pour etre deporté par les autorités algeriennes en plein l'Aid el Kébir.
C'etait en decembre 1975.
Il sont arrivés chez moi et m'ont dit de se depecher. C'etait la police algerienne. Ils m'ont dit que j'allais etre reconduit au Maroc parce que je n'ai pas la nationalité.
J'ai débarqué au commissariat d'el Hamri. J'ai trouvé un vieux marocain qui tenait dans sa main un ballot. il etait un candidat à la déportation.
Le lendemain j'étais transporté avec un groupe au commissariat de chateau neuf.
Les policiers etaient trop mechants avec nous . Ils nous insultaient en nous disant que dieu maudisse votre religion les marokki(yan 3al dine rabkoume).
Je suis triste de dire qu'il y avait une partie de la population qui nous a agressé.En jetant des cailloux en direction des auto cars qui nous transportaient vers la frontiere algero marocaine.
Arrivant à la frontiére du coté algerien. Les douaniers voulaient me confisquer mon passeport.
Sans me rendre compte en plus j'etais encouragé par la proximité du poste militaire marocain. J'ai arraché ce document de la main du douanier et je me suis sauvé du coté marocain en direction d'un militaire habillait en djellaba avec pleins de grenades accrochés à son ceinturon .Ce dernier m'a accueillé en me disant . Tu es le bienvenu dans ton pays.
Arrivant à Oujda je me suis installé avec ma famille dans les camps de refugiés de Oued enachaf .
Mon pére que dieu le couvre de rahma il n'a pas resisté à ces coups de trahison. Il est mort d'amertume quelques mois plustard.
Ma mére a été prit en charge par sa famille à Bni Chiker. J'ai résidé dans ces camps de la honte de 1975 à 1980.
Efin aprés cinq d'attente il m'ont donné un travail à Rabat. La profession etait un agent d'accueil à l'université de Rabat avec un salaire de misere.
En meme temps mon petit frere abed a été porté disparu.
Ma mere ne pouvait plus resister au maroc . En 1990 elle a prit la decision de regagner l'algerie pour vivre avec ma soeur à Oran. Devant ces cataclysmes j'ai pris une decision de mettre fin à ma vie. Alors j'ai fais ma 1ére et ma derniére priére et j'ai bu une bouteille d'eau acide pour mettre fin à mon vécu de chien .
Malheureusement je vis toujours avec pleins d'handicaps.




Admin · 522 vues · 9 commentaires
Catégories: Récit de Vie
14 Fév 2009 
Je suis natif de SIDI BELABBES

Je suis un harrag.

J'ai traversé le détroit trois fois dans des pateras.
La troisiéme j'etais secouré par les gardes cotes hispaniques
.
http://i66.servimg.com/u/f66/11/26/50/76/th/snp75_11.jpg



J'étais déporté avant la CHOUHA 1975. Déja nous les 1ér expulsés résidant dans des camps à Oujda, on a entendu que le président H. Boumédiene vient de prendre la décision de chasser des familles marocaines en bloc.
Les gens en provenance des frontiéres algéro-marocains nous rapportaient l'ampleur de la castrophe.
Des familles entiere faisaient la chaine pour passer de l'autre coté .
Moi si je le savais ,j'aurais préféré m'y installer au sahara marocain.
Vu que la vie est difficile dans ces camps d'infortune.
Au moin au sahara je serais considéré comme les victimes du Polisario.
Ces gens ont benéficié d'un logement et d'un travail.
J'étais le 1ér témoin de cette déportation massifs de ces familles marocaines installées en Algérie depuis des génerations.
C'est inoubliable les images de ce drame que je n'arrive pas à comprendre.
Des enfants en pleurs à cause du froid glacial et de la faim.
C'est inadmissible ce n'est pas musulman.
Je ne vais pas critiquer le maroc . Moi meme je suis fiére d'etre marocain.
Mais il faut dire la vérité . C'est grace à la solidarité du peuple marocain que l'etat a reussi à endiguer ces flots de rejetés de l'autre coté de la frontiére.
Je suis resté trois mois dans les camps de la honte.
Aprés je me suis dirigé vers le sud du Maroc . A Ouerzazet chez ma famille.
Je l'ai eu trouvé trés retrograde . Une semaine aprés je quitte le sud pour le nord.
Cette fois et c'est la derniére fois que je pose mes pieds definitivement à Nador non loin de l'Espagne.
En vérité Hassan II a beaucoup aidé les marocains d'algerie.
Mais une partie de ces aides ont été detournés par le makhzen.
D'aprés ce que j'ai vu et entendu.
Je confirme que beaucoup d'expulsés ont eu la chance d'avoir un travail.
Parmis eux il y'a des gendarmes des policiers et des avocats.
Meme il y'en a qui ont beneficié d'un logement de fonction.
Sauf les gens qui ont vécu longtemps dans les tentes de Oued el Nachaf et dans les camps Rock I et II.
Dans ces camps de la mort puisque'ils ont été installés dans un terrain à proximité d'un cimetiére. Les Mouhajirines ont souffert le martyrs.

Au fait moi j'étais déporté à deux reprises. La premiére c'etait en 1973.
Il m'ont convoqué au secteur militaire de sidi Bel abbes pour la visite medicale.
Il ont decouvert que j'etais marocain. Le chef militaire m'a convoqué pour me dire que j'etais de nationalité marocaine et que je n'avais pas le droit au service militaire. Juste aprés l'entrevue dans un camion de l'armée, il m'ont balancé à la frontiere algero marocaine .
La deuxieme expulsion c'etait en 1975.
Ce que je souhaite dans ma vie . C'est d'avoir un logement et une famille.
J'en ai marre de cette vie de chien dans un hotel depuis 1975.


Admin · 367 vues · 5 commentaires
30 Nov 2008 
 
En décembre 1975, une grande partie de la communauté marocaine d’Algérie (350000 personnes) est rassemblée dans les commissariats du pays pour être mise dans des cars et des camions-bennes et déportée vers le Maroc.
C’est l’Aïd-El-Kébir, la fête du sacrifice du mouton, les marmites sont sur le feu, les moutons préparés.
C’est la deuxième vague d’une opération de déportations dont la première eut lieu en novembre 1963.

Je vous invite à visiter notre exposition virtuellement sur ce lien ci-dessous:

http://marocains-d-algerie.niceboard...tion-t1746.htm

La chouha de 1975 ou l'histoire de la déportation
des franco-marocains d'Algérie

http://i66.servimg.com/u/f66/11/26/50/76/th/210.jpg

exposition
conçue et présentée par isabelle Barat et Abdel Zouhri
du 1er au 20 décembre 2008
vernissage
le samedi 13 décembre à 14h
projection de "La chouha de 1975", documentaire de Daniel Kupfeistein,
suivie d'un débat, intervenant Dr M. Charfaoui; modératrice Hélène Tanné
sur réservation : 06 59 67 39 57/

 kimou-75@hotmail.fr
Centre d’Animation de la Poterne des Peupliers
1 rue Gouthière 75013 Paris
M°Porte d’Italie / Tramway Poterne des Peupliers
lun-ven 14h
-22h / sam 14h-17h


Admin · 465 vues · 14 commentaires
25 Nov 2008 
Doyen des déportés Marocains d'Algérie Haj Aïssa Ben Mohamed Ben Habsa né en 1896 aujourd’hui âgé de 114 ans
http://i66.servimg.com/u/f66/11/26/50/76/th/110.jpg
 

Emigré en Algérie en 1930, et conservant une étonnante capacité de mémorisation des faits historiques, Haj Aïssa s’était rendu célèbre à Oran dans l’Ouest Algérien, en étant le premier à brandir dans la rue le drapeau de l’Algérie indépendante.
«On m’aurait fait sauter à la bombe», se souvient-il encore aujourd’hui, en mesurant la gravité du risque encouru, mais il en garde toujours une grande fierté. Ce même sentiment se réveille en lui lorsqu’il se remémore les sacrifices qu’il avait consentis dans la guerre pour l’indépendance.
Lui qui a donné tout son coeur à la révolution armée algérienne s’indigne
de la trahison des gouvernants voisins : «malgré ma carte de résistant, on m’a fait croupir 19 jours en cellule. On nous a expulsés, ma famille et moi-
même, comme les chiens qu’on a jetés aux frontières, sous un froid glacial en nous dépossédant de tout ce qu’on avait ».


Machaa allah et en plus il a des lunettes de sociologues notre grand pére.


Admin · 429 vues · 9 commentaires
15 Nov 2008 
 

La chouha de 1975
ou l’histoire de la déportation
des franco-marocains d’Algérie

 

 

Exposition 29 novembre - 20 décembre 2008



Vernissage
samedi 13 décembre 2008
14h-17h


Projection d’un documentaire suivi d’un débat



Centre d’Animation de la Poterne des Peupliers
1 rue Gouthière 75013 Paris / Métro Porte d’Italie / Tramway Poterne des Peupliers
Lundi-vendredi 14h-22h / Samedi 14h-17h


 http://i66.servimg.com/u/f66/11/26/50/76/th/tentes10.jpg


Cette photo a été selectionnée pour l'affiche de l'expo du 13 decembre 2008


Je suis en train de fouiller dans un passé qui n’est pas enseigné dans les écoles.
C’est comme une plaie, elle est ouverte puis elle se referme puis
elle s’ouvre encore, il faut la creuser pour l’empêcher
de se rouvrir. Je voudrais comprendre. Maintenant je vis sur le qui-vive
(SNP Abdel)


http://marocains-d-algerie.niceboard.com/portal.htm


Admin · 481 vues · 6 commentaires
10 Nov 2008 

http://i66.servimg.com/u/f66/11/26/50/76/th/snp75_10.jpg

De son nom de guerre Sidi chiekh.

Je l'ai rencontré à Nador le mois d'aout 2007.

Appel , appel à tous les marocains résidant en Algerie de contribuer au mouvement nationaliste algerien , à travers les rassemblements , les conferences et l'adhesion aux partis independantistes.
C'etait Allal el Fassi le leader du parti de l'istiqlal marocain en 1944 en Algerie, lors d'une conference qu'il a animé au sein de l'association des reformateurs musulmans algeriens à leur tete (Abdelhamid Ben badiss).
Je cite toujours le leader de el Istiqlal"l'Algerie , le maroc et la tunisie ce sont des pays freres".
Une fois l'indépendance il y aura qu'une seule carte d'idendité et pas de frontiéres".
Il faut s'unir aux algeriens pour abolir le colonialisme.
Une fois le discours est terminé je me suis présenté au bureau de l'association des oulemas pour m'y adhérer..

Aprés m'avoir tester sur mes capacité concernant la culture musulmane.
Il m'ont accepté au sein de leur cercle.
En meme temps , il y avait un autre parti nationaliste " El Amana" de Messali El Hadj.
Le courant reformateur avait pour devise.
"On ne meurt pas et on ne tue point. On demande notre emancipation avec des moyens pacifistes.
Par contre le leitmotive de Messali Hadj est " Nous tuons et nous mourons pour l'independance de l'Algerie"

J'ai quitté le rif (Maroc) pour l'Algerie en 1939 en compagnie de mon cousin pour parfaire nos etude en droit musulman.
Pour subvenir je me suis inscrit à la chambre du commerce française en qualité de commerçant.
La carte d'idendité de marocain residant en territoire espagnole m'a facilité la tache.Mon commerce consistait dans la vente des habillements pour femme , enfants et les accessoires pour les fetes de mariages.
En réalité j'ai terminé mes etudes en 1942. En meme temps j'étais un militant actif au sein de l'association des Eulimas et le parti independantiste de Messali.
Dans mes deplacements je n'ai rencontré aucun probleme avec la police. Souvent je passe inaperçu dans les barrages dressés par les militaitres français .
Cela est du à ma qualité de marocain possedant une carte d'idendité de marocain residant en zone espagnole.
Ils me disaient vous etes marocains vous pouvez passer. Par contre les algeriens ne passaient les barrages qu'une fois avoir repondu à un interrogatoire approfondi.
Suite à ces facilités ,j'étais contacté par les nationalistes algeriens. Il s'agit de l'ALN de la wilaya quatre (Alger) pour collaborer avec eux.

En réalité presque tous les marocains qui possédaient des papiers français , espagnole ou un registre de commerce ont travaillé avec le mouvement nationaliste algerien.
Les maquisars algeriens ne posaient aucune condition de nationalité aux marocain pour les rejoindre.
Ils savaient qu'on peut leur rendre un grand service en leur pretant nos papiers d'etranger .
Souvent ils utilisaient nos cartes d'idendité pour faire passer au maquis des nationalistes recherchés par l'armée française .
a suivre

http://marocains-d-algerie.niceboard.com/marocains-d-algerie-f1/un-autre-marocain-au-fln3ami-ghazi-t439.htm#2790


Admin · 380 vues · 9 commentaires
28 Oct 2008 

 

http://i66.servimg.com/u/f66/11/26/50/76/th/snp75_13.jpg
Il s'appelle Echiekh. Il est natif de Blida. Il a été déporté en 1992 à cause de ses activités avec le FIS.
Il a laissé derriére lui en Algérie sa femme algérienne et ses deux filles.
Il réside actuellement à Nador.

Admin · 319 vues · 6 commentaires
26 Sep 2008 
L’expulsion des marocains d'Algérie en 1975 est, et restera une tâche d'ombre dans notre histoire, qui n'est malheureusement pas la seule, beaucoup tentent de justifier l'injustifiables comme le fait Talal, mais non ça ne se passe pas comme ça, c'est un crime contre l'humanité, on ne peut chasser ceux qui ont combattu avec nous, ceux qui ont donné leur vie pour notre liberté, ils n'auraient pas dû impliquer la communauté marocaine d'Algérie. je suis d'accord avec Talal pour dire que l'origine de tous les malheurs entre les deux pays est la vision expansionniste de Feu Hassen 2 (le Grand Maroc) et aussi les promesses faites par Farhat Abbas, car l'un des commandements de la révolution était "l'Algérie une et indivisible" d'ailleurs c'est ce qui a retardé l'indépendance, donc il aurait dû se douter que les algériens ne seraient jamais revenus sur ce principe et donné quoi que ce soit au Maroc. Le comble de l’histoire est que ceux qui ont le plus de rancœur vis-à-vis du Maroc sont soit d’origine marocaine, soit ont évolué labas… (je pense à Benbela, Boutef, et à degré moindre Boukharouba

auteur: algelia
Paperblog
Admin · 433 vues · 5 commentaires
Catégories: Documents Historiques
18 Sep 2008 

C'était mon pays, éditions Thélès


Fatima Benali est née en Algérie d’un père marocain et d’une mère algérienne. Dans un livre autobiographique de 265 pages qu’elle vient de publier en France chez Thélès sous le titre « C’était mon pays », elle raconte sa propre souffrance. Celle d’une victime « collatérale » du conflit sempiternel et sournois entre l’Algérie et le Maroc. Elle raconte aussi, à travers moult témoignages, les tristes histoires d’autres Marocaines et Marocains qui ont été expulsés par l’Etat algérien après la marche verte et même avant cet événement. Loin d’être littéraire, son ouvrage a un cachet particulier. Celui de la sincérité du ton. Entretien avec l’auteur.


C'était mon pays, éditions Thélès

« C’était mon pays » est le titre de votre premier ouvrage. Le pays dont vous parlez est l’Algérie, celui qui vous a vu naître. Cela veut-il dire que vous reniez votre pays natal ?


Effectivement, l’Algérie était mon pays, mais il ne l'est plus. J'ai perdu tous mes repères là bas malheureusement. Du temps où j’avais grand besoin de revenir au bercail, il me fallait un visa qu’il m’était difficile d’obtenir puisque je vivais au Maroc. Il fut un temps où j’étais très attachée à l’Algérie parce que c’est la patrie de ma mère et celle de toute ma famille. Aujourd’hui, je sens que j’ai perdu quelque chose, que j’ai perdu un pays.

Diriez-vous la même chose du Maroc ?

Je me sens marocaine aujourd’hui. J’ai passé 30 ans au Maroc. C’est ici que j’ai travaillé et fait ma vie après avoir été rejetée, très jeune, par l’Algérie pour la seule raison que mon père est d’origine marocaine. C’est donc au Maroc que je me sens le plus chez moi, mais pas en Algérie où je me sens totalement étrangère.

« C’était mon pays » est l’histoire d’une vie, la vôtre. On peut bien se demander pourquoi ce livre, maintenant ?


Ce n’est pas tout récemment que j’ai commencé à écrire mon livre, mais depuis 2000 ; une fois que j’ai quitté mon travail dans le cadre du départ volontaire pour aller en France rejoindre mon mari (à l’époque). A ce moment-là, j’ai abandonné la seule famille que j’avais, celle que constituaient mes collègues. Tout mon passé était revenu d’un coup, avec force. Je voulais alors parler de cette tragédie humaine. Je voulais dire aux responsables concernés qu’on ne peut pas tout cacher. Je m’étais mise à écrire. Ce faisant, je revivais mon passé et je pl

eurais. Tous les événements remontaient à la surface comme si les événements venaient tout juste de se passer. Ce qui m’a fait le plus mal, c’est qu’on n’a même pas parlé de ce drame ayant touché des milliers de familles expulsées par l’Algérie. Je n’ai jamais d’ailleurs compris le pourquoi de ce silence. Depuis que je suis partie en France, je faisais des recherches sur ces expulsions. J’allais dans des bibliothèques, je cherchais aussi sur internet… Il n’y avait rien. En France, ma vie, mon passé, m’ont poursuivi. C’est comme s’il y avait un voile qui est tombé tout à coup…

Résultat : nous avons aujourd’hui entre les mains un témoignage sincère. Vous y parlez de souffrance, de déchirure, de tiraillement… Ce livre n’a-t-il pas été pour vous en fin de compte une sorte de « thérapie » ?

Absolument. Une fois mon livre écrit, je me dis tout le monde sait. Curieusement, oui c’est une thérapie. Je me sens mieux maintenant.

Votre parcours est vraiment particulier. L’Etat algérien a refusé de vous embaucher parce que vous êtes à moitié marocaine. Très jeune, vous êtes revenue au Maroc pour prendre votre revanche en quelque sorte et vous avez réussi à le faire malgré de nombreux déboires. Malgré tout, votre déchirure n’est pas la même que ceux qui ont été expulsés d’une manière directe et brutale. Qu’en dites-vous ?

Juste après mon retour à Oujda, j’ai vu pleurer énormément de femmes et d’hommes qui ont été expulsés au Maroc par l’Algérie, rien que parce que c’étit des Marocains. Bien des vies ont été brisées de la sorte. Dans certains cas, des familles entières ont été jetées sans ménagement dehors à cause des origines marocaines des parents. Dans d’autres cas, des femmes, parce que marocaines, ont été séparées à jamais de leurs hommes algériens et de leurs enfants... Et tout cela avait bien commencé avant 1975. C’est pour ces nombreuses vic

times aussi que j’ai écrit mon livre.

Votre livre s’achève, malgré tout, sur une note d’espoir. Vous rêvez de voir les frontières maroco-algériennes rouvertes et les relations entre les deux pays normalisées pour de vrai…

De toutes les façons, il n’y a pas d’autres issues logiques que celle de la réouverture des frontières. Je garde espoir de voir un jour la frontière de « Zouj bghal » devenir réellement invisible. C’est mon plus grand souhait.

Interview de l'auteur au journal le Reporter

Admin

Aidez nous à casser cette frontiére de la haine(Zoudj Bghal) en signant ce manifeste sur ce lien :


http://www.gopetition.com/online/15713.ht

Admin · 994 vues · 11 commentaires
Catégories: Documents Historiques

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